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23/12/2013

Le n°43 du Journal Femmes 3000 est paru : numéro spécial Femmes & Europe

Au sommaire :

  • Edito : Ces femmes qui font l'Europe, par Valérie Blanchot Courtois
  • L'Europe avant l'union : Madame de Staël
  • L'Europe et ses institutions : Annie Houtmann & Danièle Jourdain Menninger
  • L'Europe politique : Sophie Auconie & Roza Thun
  • L'Europe de la connaissance : Catherine Cesarsky, Marie-Luce Paris & Digression sur Pulsions du temps de Julia Kristeva
  • L'Europe entreprenante : Laurence Aubron, Maria Harti, Nathalie David & Maria-Luisa de Contes
  • L'Europe des arts : Ania Guillaume Pabis & Guil
  • Femmes 3000 en régions : le best of 2013
  • Les femmes & l'Europe : le triptyque de Françoise Neveu


Cliquez ci-dessous pour découvrir le n°43 du Journal Femmes 3000 en le feuilletant en ligne (Cliquer sur l'icône en bas à droite pour le feuilleter en pleine page)

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Magazine créé avec Madmagz.

01/12/2013

L'histoire de la langue française, par Jacky Morelle

Pour communiquer avec l'auteure : email | Jacky Morelle est adhérente de Femmes 3000 en Ile de France.

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L'histoire de la langue française, par Jacky Morelle

D’où vient notre langue ?

L’histoire de la langue française remonte à la nuit des temps et constitue une véritable fresque romanesque, riche de milliers d’êtres, de crises et de rebondissements.

Fixons-en arbitrairement l’origine à l’époque où la France s’appelait la Gaule. Elle possédait déjà une civilisation à elle qui utilisait une langue dont il ne reste que peu d’inscriptions gravées dans la pierre ou le métal, presque indéchiffrables : « la tablette de Chamalières », « le calendrier de Coligny ». Il nous reste environ cent cinquante mots gaulois  venus essentiellement du monde rural (balai, bruyère, lande, chemin, arpent, sillon, tonneau, chêne, suie, talus…).

Dans la Gaule romaine, un dialecte s’élabore, issu de l’argot soldatesque mêlé aux patois autochtones, et simplifié pour les besoins d’une communication utilitaire. A la suite des Romains, la Gaule est occupée par les Francs, mais ils sont surtout restés au nord de la Loire, tandis que le sud gardait les traditions romaines. L’influence de la langue des Francs a été si importante qu’elle a contribué à former les deux grandes zones qui séparent la langue française encore de nos jours : celle où l’on disait oil, là où Clovis (465-Paris 511) a fait son royaume, et celle où l’on disait oc, au sud, là où l’influence romaine a été la plus forte. (C’étaient les deux manières de dire « oui »). Dans une troisième zone, qu’on appelle « franco- provençale », et qui se situe entre les deux, autour de Lyon, Grenoble et Genève, on trouve les deux influences, germanique et latine.

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29/11/2013

L’autre comme alphabet, par Françoise Neveu

Pour communiquer avec l'auteure : email | Françoise Neveu est adhérente de Femmes 3000 en Ile de France.

L’autre comme alphabet

Françoise Neveu

Peut-être l’autre peut-il aussi s’habiller comme un alphabet.

Nous apparaître comme alphabet.

Peut-être la lecture, si cet enfant s’en empare ainsi et si adulte il arrive qu’elle plaise tellement, est-elle d’emblée un accès à l’autre ?

Peut-être le signe, tracé, dessiné, écrit sur les murs, à l’écran ou sur le papier, est-il d’emblée un signe que nous ferait quelqu’un d’autre pour nous dire : « Hey ! Ecoute ! Ecoute-moi, j’ai quelque chose à te dire », quelqu’un d’autre de l’autre côté de la rue qui nous fait un signe de la main et qui a quelque chose à nous donner.

Avant même qu’on sache quoi.

Avant même qu’on sache de quoi il s’agit, un signe tracé est la marque, indubitable, inébranlable, dont on ne peut plus en aucun cas douter, de l’existence de quelqu’un d’autre. Quelqu’un d’autre que moi avec qui, d’emblée je vais pouvoir converser ; même en silence ; même en n’en parlant à personne d’autre.

Nous avons même cette certitude, puisque c’est nous qui le lisons, c’est nous qui interprétons le signe, c’est nous et nous seuls qui lui attribuons, réinjectons un sens, son sens, nous sommes certains que c’est à moi et à moi seul, sans aucune forme de confusion possible à cet instant même, que cet autre comme un signe s’adresse.

Lorsque je lis le signe de l’autre, le signe écrit par l’autre, le signe tracé par l’autre, sa trace, je suis certain d’être moi.

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